Bad Bunny love all of us
J’ai adopté le phénomène Bad Bunny d’abord parce que je suis fan de reggaeton. J’aime son énergie, ses rythmes et ses influences caribéennes et latino-américaines.
Mais j’aime surtout la façon dont il en bouscule les codes de l’intérieur. Le reggaeton a longtemps véhiculé une image très stéréotypée de la virilité, parfois machiste et homophobe. Dans Yo Perreo Sola, Bad Bunny joue avec les codes de genre et défend le droit des femmes à danser sans être importunées. Il a aussi dénoncé les violences envers les personnes LGBT.
C’est ce qui m’intéresse : on peut aimer une culture populaire sans considérer ses travers comme intouchables. Bad Bunny fait évoluer le reggaeton sans lui enlever son énergie.
Et moi, je peux continuer à danser dessus.
