L’Homme qui plantait des arbres
L’Homme qui plantait des arbres de Jean Giono est mon livre préféré parce qu’il raconte, avec une simplicité magnifique, ce que peut accomplir un être humain lorsqu’il décide d’agir pour le bien commun sans rien attendre en retour. J’y vois une critique très actuelle de l’extractivisme et de cette idée que la nature ne serait qu’une ressource à exploiter. Giono nous rappelle au contraire que nous sommes des êtres de liens : liés aux autres, à notre environnement et à l’ensemble du vivant.
Elzéard Bouffier plante des arbres sans rechercher ni reconnaissance ni récompense. Par son geste patient, il répare un territoire, fait revenir l’eau, la végétation et, avec elles, la vie humaine. Il nous montre ainsi que nous pouvons tous être acteurs du changement, à notre échelle. C’est un récit profondément écologique : prendre soin de la nature, c’est aussi prendre soin des autres. Notre bonheur individuel ne peut être séparé du bonheur commun ni de la santé du monde vivant auquel nous appartenons.
