Taxer les flux plutôt que le travail : une révolution fiscale

Je défends une transformation profonde de notre système fiscal pour l’adapter à l’économie du XXIe siècle. Alors que l’argent liquide recule et que des sommes considérables circulent chaque jour par cartes bancaires, virements et transactions financières, notre fiscalité continue de peser principalement sur le travail, les revenus et la consommation.

C’est pourquoi je propose de créer une « contribution universelle à la prospérité partagée » : une micro-taxe de 0,5 % sur les flux financiers scripturaux et numériques. L’immensité des sommes échangées permettrait, avec un taux très faible, de dégager des recettes considérables et d’envisager en contrepartie un allègement des prélèvements qui pèsent aujourd’hui sur le travail et le pouvoir d’achat.

Ce combat ne date pas d’hier. Dès 2024, j’ai interpellé le Gouvernement sur les limites de la taxe française sur les transactions financières et sur la nécessité d’adapter notre fiscalité à une économie toujours plus financiarisée et dématérialisée.

Mon objectif n’est donc pas simplement de créer une taxe supplémentaire. Il est de changer ce que nous taxons. Plutôt que de faire reposer toujours davantage l’effort collectif sur ceux qui travaillent, produisent et consomment, je propose de prélever une fraction infime sur l’immense circulation quotidienne de l’argent.

C’est une révolution fiscale simple dans son principe : faire davantage contribuer les flux pour pouvoir moins taxer le travail et mieux financer nos services publics.

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